Ce qu’il faut faire face à la fiscalité de votre assurance-vie !

Comment hériter d’une assurance vie ? On apprécie l’assurance-vie pour sa fiscalité mesurée. Toutefois, afin de réduire son coût, il vaut mieux être au courant de toutes les subtilités. Et la réforme du prélèvement forfaitaire unique de 30% va changer la donne car cette dernière promet davantage un choc qu’une simplification, en ce qui concerne les assurances-vie.

Tout d’abord, il est bon de savoir que les retraits effectués sur une assurance vie bénéficient d’une fiscalité très favorable surtout si le contrat a plus de 8 ans. Ainsi, selon la durée de souscription, il est essentiel de savoir limiter le poids de l’impôt. En effet, seule la part d’intérêts comprise dans la somme retirée est éventuellement imposable lorsque vous opérez un retrait sur votre contrat d’assurance vie.Celle correspondant au capital initialement investi ne l’est pas. Comment transmettre une assurance vie ?

Mais qu’est-ce que l’assurance-vie ?

L’assurance vie n’est pas un placement que l’on perçoit uniquement en cas de décès du souscripteur, car à la base c’était plutôt le contraire.Ce contrat permet à l’assuré de toucher la somme qu’il a épargné en cas de vie au terme du contrat. Toutefois, en cas de décès du souscripteur avant le terme du contrat, l’argent sera versé aux bénéficiaires désignés par celui-ci. En plaçant votre argent dans une assurance vie, vous êtes en partie exonéré d’impôts sur votre contrat, dès la huitième année. L’assurance-vie donne aussi accès au fameux fonds en euros à capital garanti, un placement sans risques le plus rentable du marché.

 

La conséquence de la réforme fiscale sur les assurances-vie

La taxe forfaitaire unique de 30%, ou flat tax s’applique sur les revenus de tous les produits financiers. En assurance-vie, cette réforme ne touche que les épargnants ayant plus de 150.000 euros sur un ou plusieurs contrats. Cela correspond ainsi à un alourdissement de la fiscalité sur les plus-values de rachat de tout ou partie des contrats à partir de la huitième année de détention.

Par ailleurs, la fiscalité des revenus de l’assurance-vie est déjà très délicate, avec des taxes différentes en fonction des dates d’ouverture des contrats, les durées et même les types d’investissement.De plus, les intérêts des fonds en euro supportent déjà les prélèvements sociaux en vigueur chaque année. En revanche, les unités de compte ne sont imposées qu’au moment de leur retrait.

 

Les conséquences du PFU sur l’assurance-vie

Pour les contrats d’assurance-vie, le PFU s’applique aux gains produits par les sommes versées depuis le 1er janvier 2018, pour les retraits avant 8 ans. Par contre, pour les retraits après 8 ans, il s’applique aux personnes disposant des plus gros patrimoines en assurance-vie selon la durée de détention continue de s’appliquer. Ainsi, pour les contrats d’une ancienneté supérieure à 8 ans, les produits qui correspond à un montant total de primes de 150 000 euros pourraient bénéficier du taux de 7,5 %, tandis que ceux correspondant à la fraction supérieure à 150 000 euros, sont imposés au taux de 12,80 %.

Les produits sont désormais soumis au taux de 12,80 %, pour les contrats de moins de 8 ans. Il est à noter que l’abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros en cas de couple d’imposition commune reste applicable dans tous les cas aux contrats de plus de 8 ans. En somme, le PFU améliore davantage la taxation pour les contrats de moins de 8 ans, mais les anciens contrats resteraient nécessaires afin de bénéficier du plein effet fiscal de l’assurance-vie.

Par ailleurs, le régime applicable aux versements effectués depuis le 26 septembre 2017,avec une imposition maximum à 12,80 %, réduit beaucoup le caractère dégressif de la fiscalité de l’assurance-vie, et notamment le caractère qui pénalise celle des retraits avant 4 ans, qui restent soumis au PFL de 35 % dans le régime des versements antérieurs à cette date.

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