PEA ou assurance vie, que choisir ?

Le plan épargne action et l’assurance vie sont tous les deux des placements qui permettent à l’épargnant de fructifier leur capital pour obtenir des revenus supplémentaires et d’avoir en sa possession un capital disponible à transmettre ou à exploiter au moment opportun. L’assurance vie et le PEA fonctionnent chacun selon des modalités différentes et vise différemment un objectif précis. L’épargne rentable est celui qui produit un maximum d’intérêt, est soumis à une charge fiscale allégée et peut financer un projet important de l’épargnant. Aussi, il est important de biens considérés ses point avant de faire le choix entre assurance vie et PEA.

Quoi souscrire : plan epargne action ou assurance vie ?

PEA : épargner pour investir

Le plan epargne action permet à son détenteur d’acquérir un portefeuille de valeurs immobilières dans un OPCVM, Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières, ou d’acquérir des actions ou parts dans les SARL et titre de capital dans une société coopérative. En d’autres termes, le PEA permet au souscripteur de recevoir les plus-values ou les bénéfices tirés des titres qu’il détient. Le PEA ne peut être investi qu’en actions ou produits assimilés. De ce fait, le plan d épargne en actions est exposé aux risques liés à la fluctuation du marché des capitaux. Le rendement du PEA dépend de la performance de la société chez qui l’investisseur a acquis ses titres et actions. Il est soumis à un versement minimal de 150 € à 500 € et le montant est plafonné à 150 000 euros.

Les revenus et plus-values obtenus par le PEA sont exonérés d’impôt à partir de sa 5ème d’ouverture. Si le retrait se fait entre le 2ème et le 5ème anniversaire du compte pea, le prélèvement est de l’ordre de 19 %. Si le prélèvement s’effectue moins de deux ans après l’ouverture du placement, le prélèvement s’élève à 22,5 %. 100 milliards d’euros d’épargne pour 7 millions de Français. Si des retraits sont effectués avant la 8ème année du PEA, le plan sera définitivement clos et les avantages fiscaux cessent d’être appliqués aux revenus futurs des capitaux retirés. Les retraits partiels effectués à partir de la 8ème année n’entraînent pas la clôture du PEA, l’épargnant continue de bénéficier de l’exonération d’impôt sur les plus-values et il peut continuer à gérer son investissement.

Assurance vie : gérer librement et toute sécurité son épargne

L’assurance vie est l’épargne préférée des Français. Les encours de l’année 2016 dépassent les 1 600 milliards d’euros s’ils étaient de 1531 milliards d’euros en 2015. La collecte au 31 mai 2016 s’élève à 59,4 milliards € s’il était de 57 milliards € au même moment en 2016. Le taux d’assurance vie est fixe, c’est-à-dire que les intérêts de l’assurance vie sont calculés de facto selon le taux appliqué au moment de l’ouverture du compte. Ainsi, il n’est soumis à aucun risque mis à part le taux d’inflation. Le taux d’intérêt se situe en moyenne entre 2 à 3,6 %. Il n’y a pas de montant minimum de versement ni de limite de montant maximum de capital pour l’assurance vie. La durée de vie de l’assurance vie n’a de limite que la vie du souscripteur.

Le retrait effectué au-delà de 8 ans bénéficie d’une exonération pour les intérêts de 9 200 € pour le couple et de 4 600 € pour un épargnant, sans conjoint, veuf ou célibataire. Le transfert du capital à des héritiers par voie testamentaire est exonéré de droit de succession. Ainsi, un héritier qui bénéficie d’une somme inférieur ou égale 152 500 € ne paie pas de droit de succession si cette somme provient de l’assurance vie du donateur.

Au vue de tous ces avantages, c’est l’assurance vie qui procure plus de sécurité financière et plus de liberté d’action à l’épargnant.