PERP ou assurance vie ?

Le plan d’épargne retraite populaire et l’assurance-vie sont tous deux des cotisations destinés à produire des intérêts et à profiter au bénéficiaire le moment venu. Cela consiste à effectuer des versements réguliers chez un organisme de collecte tel qu’une banque ou une compagnie d’assurance. À l’échéance prévue, le capital accumulé et les intérêts échus sont reversés à l’épargnant ou aux bénéficiaires désignés par lui. L’objectif est de rester à l’abri du besoin financier quand le souscripteur ne sera plus actif professionnellement. Dans la pratique, assurance-vie et epargne retraite perp sont des enveloppes financières différentes. Leurs avantages ne sont pas les mêmes. Il convient de voir leurs modalités respectives afin que les candidats à l’épargne puissent choisir le placement rentable et adapté à leur situation.

Perp : épargner pour augmenter ses revenus au moment de la retraite

Les sommes d’argent accumulées dans le cadre d’un Perp sont reversées sous forme de rente viagère au titulaire du compte épargne une fois qu’il aurait atteint l’âge de retraite. Le Perp permet donc au bénéficiaire de recevoir régulièrement une somme supplémentaire à part ses pensions.

Les cotisations pour le plan épargne retraite populaire sont déductibles d’impôt à 100 %, ce qui veut dire que l’épargnant réalise une économie d’impôt. Lors de sa création en 2003, le fond collecté dans le cadre d’une epargne retraite perp est bloqué jusqu’au départ en retraite de son bénéficiaire. Depuis les reformes entamées depuis 2010, une récupération de capital est devenue possible dans l’un des cas suivants :

  • Lors de son départ en retraité, le souscripteur peut débloquer en un seul retrait 20 % du capital et les 80 % reversés dans le cadre de la rente viagère.
  • la totalité du capital peut être débloquée si :
  • il y a décès du conjoint ou du partenaire du pacs,
  • le bénéficiaire est surendetté,
  • le bénéficiaire n’a plus droit aux allocations suite à un licenciement,
  • le souscripteur ne peut plus exercer son ancienne activité non-salariale à cause d’une liquidation judiciaire,
  • il y a invalidité ou encore en cas de non obtention de contrat de travail 2 ans après le non-renouvellement de mandant social.
  • la totalité du capital peut être retirée par le bénéficiaire primo-accédant pour financer le premier achat de sa résidence principale. Il est considéré comme tel s’il n’a jamais été propriétaire d’une résidence principale deux ans avant la liquidation demandée.

Assurance vie : épargner pour disposer d’un capital conséquent au moment de la retraite

Le capital cumulé et les intérêts échus dans le cadre de l’assurance vie sont reversés en totalité à l’épargnant ou aux bénéficiaires désignés à l’échéance prévue et si les conditions mentionnées dans le contrat se réalisent.  Avec l’assurance vie, les bénéficiaires disposent immédiatement d’une somme d’argent conséquente pour financer un projet. En quelque sorte, le souscripteur d’une assurance vie met ses héritiers et lui-même à l’abri du besoin financier le cas échéant.

Contrairement à une rente viagère dont le versement est suspendu en cas de décès, l’assurance vie peut profiter aux héritiers en cas de décès. Les rentes sont également imposables au même titre que les pensions alors que seul l’intérêt de l’assurance vie est imposable avec une déduction intéressante. L’assurance vie permet de transmettre jusqu’à 152 500 € à chacun de ses héritiers sans qu’ils aient à payer un droit de succession. À noter que le droit de succession est de 20 % pour une somme entre 15 932 € et 552 324 €.